AMELIE LABOURDETTE
Née en 1974
Vit et travaille à Nantes

2004
Prix des Arts Plastiques de la ville de Nantes
2000
DNSEP, ERBAN

EXPOSITIONS COLLECTIVES (sélection)

2004
« Monter au jour »
Musée des Beaux-Arts, Nantes
« Où sont les femmes ? »
Le Lieu Unique, Nantes
2001
« Pontage »
Galerie de l’ERBAN, Nantes

FESTIVALS (sélection)

2008
Festival Premiers plans, Angers
2007
Scopitone, Nantes
2006
Festival Vidéoformes, Clermont-Ferrand
2005
Festival Premiers plans, Angers
2004
Festival Ohneszene, Paris
2003
Les films de l’angle mort, Auberive
La longue nuit du court, Nantes
Interzone, Strasbourg
2001
Festival Bandits-mages, Bourges

PUBLICATIONS

2007
« Né à Nantes comme tout le monde » ; Revue 303 n°96

Le travail d’Amélie Labourdette s’articule autour de la mémoire et s’inscrit dans une démarche caractéristique du post-modernisme, reposant sur une ré-appropriation des codes esthétiques du cinéma pour les mettre en question et les détourner de manière critique.
Ses vidéos, proposent au spectateur un ré-agencement des procédés rhétoriques du cinéma qui produisent une « esthétisation » du pouvoir ; à travers elles, c’est la conscience du spectateur qui est convoquée pour le questionner sur le rôle que le cinéma voudrait lui faire jouer. A la question de savoir comment la politique agit sur nous, corps et conscience, répond la question de savoir comment un certain usage des images désoriente notre conscience critique et notre expérience réelle du monde.

"La part manquante"

"La part manquante" questionne la notion d’ « habiter » à travers une série de 11 photographies, montages constitués, à l instar de certains de ses travaux vidéos, d’images préexistantes et de prises de vues personnelles. Ces compositions photographiques, aux allures d’allégories picturales représentent des scènes de la vie quotidienne de la classe moyenne, qui se situent dans ou à proximité de maisons en construction, en chantier, inachevées.
Ces photographies construisent des espaces intermédiaires dans lesquels coexistent l’inachevé et la ruine, où vacillent les frontières entre la propriété et la nature et, au-delà, entre la sphère domestique et le fantastique. La contiguïté de ces zones, ce voisinage imaginaire et tangible, se donne comme un espace de fiction latente dont la tonalité pourrait être décrite comme une inquiétante familiarité.
Ces scènes mettent en crise ce qui fait pour nous la valeur de l’habitat : une certaine idée de stabilité, de solidité, de protection et d’isolement du monde extérieur.

Zarlab

Amélie Labourdette remercie l’association Zarlab pour sa précieuse collaboration.